Avec ou sans percussion : deux Makita identiques, sauf le marteau
La meilleure façon de savoir ce qu'apporte la percussion est de comparer deux outils qui ne diffèrent que par elle. Makita en vend deux dans sa gamme 12 V CXT : la DF333D et la HP333D. Leurs fiches, consultées le 23 septembre 2026, se recouvrent presque ligne à ligne.
| DF333D | HP333D |
|---|
| Couple, assemblage dur | 30 Nm | 30 Nm |
| Positions de couple | 20 | 20 |
| Mandrin | 0,8 à 10 mm | 0,8 à 10 mm |
| Bois | 21 mm | 21 mm |
| Acier | 10 mm | 10 mm |
| Percussion | non | 25 500 coups par minute |
| Maçonnerie | non | 8 mm |
| Pression acoustique | 71 dB(A) | 85 dB(A) |
La percussion ajoute une seule capacité : percer la pierre. Tout le reste est identique des deux côtés, le couple, le vissage, le bois, le métal. Elle coûte un peu plus cher sur ces deux versions nues.
Elle se paie aussi en bruit. Quatorze décibels séparent les deux fiches, et comme chaque hausse de 3 dB double l'énergie sonore, la HP333D en émet plus de vingt fois plus quand elle frappe. Ce chiffre n'est pas publié par hasard : la directive Machines 2006/42/CE, annexe I, point 1.7.4.2 u), impose d'indiquer dans la notice la pression acoustique dès qu'elle dépasse 70 dB(A). À 85 dB(A), on atteint le seuil à partir duquel la directive 2003/10/CE, article 3, impose aux travailleurs de porter des protections auditives sur une journée de huit heures.
La conclusion est pratique. Dans un appartement aux cloisons creuses, la percussion ne sert à rien et fait du bruit chez vous et chez les voisins. Dans une maison aux murs pleins, elle est indispensable. Entre les deux, sachant qu'elle se coupe d'un sélecteur, elle ne coûte qu'un petit supplément d'assurance.
Et les vibrations suivent. La fiche de la Makita HP0300, une perceuse visseuse filaire à percussion, annonce 12,5 m/s² en perçage à percussion dans le béton, quand les DF333D, DF0300 et DHP482 annoncent 2,5 m/s² ou moins en simple perçage dans le métal. La directive 2002/44/CE fixe pour les mains et les bras une valeur d'action de 2,5 m/s² et une valeur limite de 5 m/s² sur huit heures, et l'Institut national de recherche et de sécurité range le syndrome de Raynaud et le canal carpien parmi les effets de ces vibrations. Pour quelques trous par mois, rien d'inquiétant. Pour une journée de perçage, c'est le travail d'un perforateur, conçu pour absorber ses propres coups.